Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Le Rassemblement islamique des dentistes du Liban a publié, ce dimanche, un communiqué dans lequel il exprime son rejet catégorique de l'accord-cadre signé récemment entre le gouvernement libanais et le régime sioniste. Selon les termes de ce texte, cette entente constitue une « négation des sacrifices des milliers de martyrs et de blessés libanais » et une tentative de « dicter des conditions de reddition » à un pays qui a toujours résisté à l'occupation et à l'agression.
Dans son communiqué, le syndicat affirme que tout accord portant atteinte aux droits et à la souveraineté du Liban est, du point de vue de l'organisation, « invalide et illégitime ». Il estime que la signature de cet engagement engage la responsabilité historique et juridique de l'État libanais, et que l'histoire jugera ceux qui, selon le syndicat, « auraient renoncé aux acquis de la nation et cédé aux puissances étrangères ».
Le Rassemblement insiste sur le fait que la sécurité, la dignité, la protection des frontières et des ressources du Liban ne peuvent être garanties par des accords imposés de l'extérieur. Il réaffirme sa confiance dans ce qu'il appelle « l'équation armée-nation-résistance » comme seul cadre viable pour assurer la défense nationale, rejetant toute solution qui ne respecterait pas les intérêts supérieurs du peuple libanais.
Par ailleurs, le syndicat a lancé un appel à toutes les unions et organisations professionnelles du Liban pour qu'elles adoptent une position « unie et ferme » contre cet accord. Il a également souligné que les médecins et les élites intellectuelles se considèrent comme responsables de la défense de l'identité, de la dignité et des intérêts nationaux du Liban, et qu'ils assument cette mission en tant que devoir moral et patriotique.
Cette déclaration intervient alors que l'accord-cadre, négocié sous l'égide des États-Unis et prévoyant notamment une liberté d'action accrue pour les forces sionistes dans le sud du Liban, suscite une vague d'opposition dans une partie de la société libanaise. Les prochains jours pourraient voir d'autres corps professionnels rejoindre ce mouvement de contestation, accentuant la pression sur le gouvernement pour reconsidérer sa position.
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